Virtual Pipe : une première en Belgique

Le 4 septembre dernier, RESA inaugurait à Saint-Vith le premier « Virtual Pipe » de Belgique, une infrastructure permettant d’acheminer du gaz naturel vers une zone qui n’est pas directement raccordée au réseau gazier. Une première nationale à laquelle nous avons contribué, en association momentanée avec Bodarwé et André Lemaire, pour la réalisation des infrastructures nécessaires au dispositif.

Ce projet apporte une réponse concrète aux besoins énergétiques des entreprises de la région de Saint-Vith, tout en évitant la construction d’un gazoduc de plusieurs dizaines de kilomètres.

Un gazoduc… sans canalisation entre Stavelot et Saint-Vith

Le principe du Virtual Pipe repose sur une organisation relativement simple. Le gaz naturel est prélevé sur le réseau existant et comprimé à Stavelot afin de pouvoir être transporté sous forme de gaz naturel comprimé (CNG).

Il parcourt ensuite 27 kilomètres dans des conteneurs spécifiques transportés par l’entreprise JOST jusqu’à Saint-Vith. Sur place, une station permet de détendre le gaz avant son injection dans le réseau de distribution local.

Cette solution permet ainsi d’approvisionner une zone éloignée du réseau existant sans devoir réaliser une canalisation continue entre les deux sites.

Trois entreprises locales réunies autour du projet

Pour réaliser les infrastructures nécessaires à cette première belge, nous avons uni nos compétences avec Bodarwé et André Lemaire au sein d’une association momentanée.

Trois entreprises locales, aux métiers complémentaires, réunies autour d’un même chantier et au service d’un projet destiné notamment aux besoins des entreprises de la région.

Au-delà de la particularité technique du Virtual Pipe, cette réalisation met ainsi également en avant les compétences disponibles localement pour mener à bien des infrastructures d’envergure.

Puratos, première entreprise bénéficiaire

L’entreprise Puratos, implantée à Saint-Vith, est la première à être alimentée grâce à cette nouvelle infrastructure.

Jusqu’ici, son site utilisait environ 1,5 million de litres de mazout par an. Selon RESA, le passage au gaz naturel doit permettre de réduire ses émissions de CO₂ de plus de 1.160 tonnes par an.

L’infrastructure a par ailleurs été conçue pour pouvoir évoluer et alimenter à terme d’autres utilisateurs. RESA envisage également la possibilité d’y intégrer à l’avenir des gaz renouvelables, notamment du biométhane.

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